www.lumenc.org DUCCIO di Buoninsegna, Guérison de l'aveugle / Healing of the Blind Man, 1308-11, Detail, Tempera on wood, 43 x 45 cm, National Gallery, London
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Unam Sanctam 2 Avril-Juin

Ces textes sont des extraits du bulletin Unam Sanctam No

Ces textes sont des extraits du bulletin Unam Sanctam No. 2 (Avril à Juin) 2008

Pensées de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

Avoir une confiance sans bornes en la miséricorde de Dieu

Ce n'est pas parce que j'ai été préservée de la tache du péché mortel que je m'élève à Dieu par la confiance et par l'amour. Ah ! je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les crimes qui peuvent se commettre, je ne perdrais rien de ma confiance ; j'irais, le coeur brisé de repentir, me jeter dans les bras de mon Sauveur. Je sais qu'Il chérit l'enfant prodigue, j'ai entendu ses paroles à la Samaritaine. Non, personne ne pourrait m'effrayer, car je sais à quoi m'en tenir sur son amour et sa miséricorde. Je sais que toute cette multitude d'offenses s'abîmerait en un clin d'oeil comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent.

*

Dieu ne demande que notre bonne volonté

À une de ses novices qui se décourageait à la vue de ses fautes sainte Thérèse de l'Enfant Jésus répondit : Vous me faites penser au tout petit enfant qui commence à se tenir debout, mais ne sait pas encore marcher. Voulant absolument atteindre le haut d'un escalier pour retrouver sa maman, il lève son petit pied afin de monter la première marche. Peine inutile ; il retombe toujours sans pouvoir avancer. Eh bien ! soyez ce petit enfant par la pratique de toutes les vertus, levez toujours votre petit pied pour gravir l'escalier de la sainteté, et ne vous imaginez pas que vous pourrez monter même la première marche. Non ; mais le bon Dieu ne demande de vous que la bonne volonté. Bientôt vaincu par vos efforts inutiles, il descendra lui-même, et, vous prenant dans ses bras, vous emportera pour toujours dans son royaume d'amour où vous ne le quitterez plus. Mais si vous cessez de lever votre petit pied, il vous laissera longtemps sur la terre.

*

Vivre le moment présent

Vous avez bien tort de penser à ce qui peut arriver de douloureux dans l'avenir ; c'est comme se mêler de créer ! Nous qui courons dans la voie de l'amour, il ne faut jamais nous tourmenter de rien. Si je ne souffrais pas de minute en minute, il me serait impossible de garder la patience ; mais je ne vois que le moment présent, j'oublie le passé et je me garde bien d'envisager l'avenir. Si l'on se décourage, si parfois on désespère, c'est parce qu'on pense au passé et à l'avenir.

*

Aimer Jésus à la folie

Jésus ! je voudrais tant l'aimer ! L'aimer comme jamais il n'a été aimé.

Sans l'amour toutes les oeuvres ne sont que néant.

Le véritable amour se nourrit de sacrifices, et plus l'âme se refuse de satisfactions naturelles, plus sa tendresse devient forte et désintéressée.

Aimer c'est faire plaisir au bon Dieu

*

En quête de liberté intérieure

Dans un petit livre Chemins de liberté, le Père Anselm Grünn, O.S.B., se référant aux Pères de l'Église, souligne, parmi bien d'autres, deux obstacles intérieurs à un comportement vraiment libre. Le premier vient de notre imagination. Le second de notre appréciation subjective des choses, des personnes et des événements. Il écrit :

D'abord, il y a la différence entre les événements et les représentations que nous nous en faisons. Cela représente pour moi un sujet important. En effet, beaucoup se lamentent sur leur vie et croient qu'ils sont désavantagés, que pour eux, tout va mal, que tous ont quelque chose contre eux ; or, ils confondent les faits avec l'idée qu'ils s'en font. Voilà quelqu'un qui croit que l'autre a quelque chose contre lui. En vérité, ce n'est pas le cas, c'est lui qui se l'imagine. Un autre se plaint de ce que son patron ne le prenne pas au sérieux. Là encore, la question est de savoir si telle est bien la réalité et s'il se l'imagine seulement, parce que lui-même ne se prend pas au sérieux. La façon dont les faits agissent sur nous dépend toujours des représentations que nous nous faisons d'eux. Et comme ces représentations dépendent de nous, nous sommes responsables du degré d'influence et de détermination que ces réalités exercent sur nous.

Le chemin de la liberté fait encore passer les chrétiens par la distinction entre ce qui est en notre pouvoir et les choses extérieures, sur lesquelles je n'ai aucune prise. Mais les choses extérieures ont un pouvoir sur nous quand nous le leur donnons. Cela relève toujours de notre décision, oui ou non, de donner pouvoir à un événement, de nous énerver toute la journée à cause d'une mésaventure qui nous survient, ou d'y consentir, conscients que cela affecte notre moi profond. La plupart du temps, nous sommes responsables de notre bonheur ou de notre malheur. La vie spirituelle consiste à voir les choses comme Dieu les voit et à nous interroger sur notre vision quotidienne des choses, de sorte que nous démasquions les projections que nous faisons en permanence sur les hommes et les événements, qui obscurcissent chez nous les intentions de Dieu, à un point tel qu'il ne nous est plus possible de les discerner.

Décisive est aussi pour nous l'expérience de la liberté face à la mort, comme nous le lisons chez Clément (d'Alexandrie). Qui peut également consentir à la mort avec reconnaissance n'a pas peur de mourir. Et l'affranchissement de toute peur devant la mort est la condition pour que nous puissions nous sentir absolument libres. Celui qui refuse de regarder la mort en face est contraint de vivre en permanence dans la peur que la mort puisse le surprendre à tout moment comme un voleur. Il est toujours en fuite, et entraîné par la peur à être de plus en plus éloigné de la réalité de sa mort. Selon Clément, la mort est " la restitution empreinte de reconnaissance de notre tente (notre corps), quand l'âme s'en est séparée ". Savoir que notre vie ne nous appartient pas, que nous n'avons aucun droit à une longue vie, mais que nous l'avons reçue de Dieu et qu'il nous faut la lui remettre avec gratitude, tel est le motif le plus profond d'une véritable liberté.

Anselm Grünn, O.S.B., Chemins de liberté, Médiaspaul, 2000, p. 76-78.

Le Voyage apostolique de Benoît XVI aux États-Unis

Quelques mots d'ordre du Successeur de Pierre :

Sur la Prière

Le temps passé à prier n'est jamais perdu, même si les devoirs qui nous pressent de toutes parts sont importants. L'adoration du Christ notre Seigneur dans le Très Saint Sacrement prolonge et intensifie cette union avec lui, qui se constitue à travers la célébration eucharistique (voir Sacramentum Caritatis 66). La contemplation des mystères du Rosaire libère toute leur force salvifique en nous conformant, en nous unissant et en nous consacrant à Jésus-Christ (voir Rosarium Virginis Mariae, 11, 15).

La prière même, née dans les familles catholiques, nourrie par des programmes de formation chrétienne, renforcée par la grâce des sacrements. est le moyen principal par lequel nous parvenons à connaître la volonté de Dieu pour notre vie. Dans la mesure où nous enseignons aux jeunes à prier, et à bien prier, nous coopérons à l'appel de Dieu.

Permettez-vous au murmure de Dieu, à son appel à la bonté, de se faire entendre ? Mes amis, ne craignez ni le silence ni le calme ; écoutez Dieu, adorez-le dans l'Eucharistie. Laissez sa parole façonner votre chemin en route vers la sainteté.

Puissiez-vous, par vos prières, par le témoignage de votre foi, par la fécondité de votre charité, indiquer la voie vers ce vaste horizon d'espérance que Dieu ouvre encore aujourd'hui pour son Église, plus encore pour l'humanité tout entière : la vision d'un monde réconcilié et renouvelé en Jésus-Christ, notre Sauveur. À lui honneur et gloire, maintenant et pour toujours. Amen !

*

Aux jeunes gens

Regardez autour de vous avec les yeux du Christ, écoutez avec ses oreilles, ressentez les choses et pensez avec son coeur et son esprit. Êtes-vous prêts à tout donner, comme lui, pour la vérité et la justice ?

Parfois, on fait référence à nous comme des gens qui ne parlent que d'interdictions. Or rien ne saurait être plus éloigné de la vérité ! Car adhérer à la foi chrétienne, c'est être constamment émerveillé. Nous sommes là devant ce Dieu que nous connaissons et que nous aimons comme un ami, devant l'ampleur de sa création et devant la beauté de notre foi chrétienne.

Nourris par la prière personnelle, portés vers le silence, façonnés par la liturgie de l'Église, vous découvrirez la vocation particulière qu'a prévue Dieu pour vous. Embrassez-la dans la joie.

YT Source http://www.lumenc.org/yt/unam_sanctam_2.htm

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